la nation .... algérienne  .... fruit de la colonisation ?

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Extraits :   Abdelaziz Bouteflika :  "La colonisation a réalisé un génocide de notre identité, de notre histoire, de notre langue, de nos traditions,(...) nous ne savons plus si nous sommes des Amazighs (Berbères), des Arabes, des Européens ou des Français".

en z relations .... identité  ... homocoques

 

 

Source:  http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20060417.FAP1018.html?1603

Date : 17.04.06    

 

 

La 'nation' algérienne

En visite dans la région de Constantine, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a relancé lors du journal de la mi-journée de la télévision algérienne la polémique sur la présence française en Algérie (1830 à 1962) :

"La colonisation a réalisé un génocide de notre identité, de notre histoire, de notre langue, de nos traditions,(...) nous ne savons plus si nous sommes des Amazighs (Berbères), des Arabes, des Européens ou des Français".

Bouteflika lance l'intéressante question de l'identité algérienne. Face à son ignorance, il faut faire quelques rappels utiles :

 À la différence de ses voisins, le Maroc et la Tunisie, dont l'existence en tant qu'État remonte à plus d'un millénaire, l'Algérie était avant 1830 un territoire sans État, peuplé notamment de juifs. En 46 avant JC, Jules César annexe le royaume de Maurétanie et le transforme en une province romaine. Pas plus que les envahisseurs qui leur succèderont, les Romains n'arrivent à soumettre les populations indigènes des montagnes : pasteurs semi-nomades héritiers des Numides, que l'on appelle Berbères ou bien Kabyles. Au IVè siècle, dans l'empire devenu chrétien se lève une personnalité hors pair, Saint Augustin. Il meurt en 430 tandis que l'arrivée des Vandales, envahisseurs venus d'Outre-Rhin, ruine pour très longtemps l'Afrique du nord.

En 534, le général Bélisaire reconquiert le littoral et les plaines pour le compte de l'empereur romain d'Orient, Justinien. Les Byzantins vont se maintenir pendant près de 2 siècles sur place, jusqu'en 680. La conquête arabe se révèle ardue du fait de la résistance opiniâtre des Kabyles. L'Afrique du nord est brièvement unifiée au XIe siècle par les Almohades venus du Maroc qui s'emparent du royaume berbère de Bougie et écrasent les Arabes de la tribu des Banu Hilal, venus d'Égypte un siècle plus tôt. La décomposition rapide de l'empire almohade entraîne à nouveau le fractionnement de l'actuelle Algérie en royaumes rivaux (Tlemcen, Bougie,...).

Les Espagnols en profitent au début du XVIe siècle pour prendre pied dans les ports : Mers el-Kébir, Oran, Bougie, Le Penon (en face d'Alger). Menacé, le roi d'Alger appelle à son secours des corsaires, les frères Barberousse. En 1516, ces musulmans d'origine albanaise s'installent à Alger. Ils évincent le roi et, 4 ans plus tard, instituent la Régence et se placent sous la protection du sultan turc d'Istamboul. Le 21 mai 1529, Barberousse devient le maître tout-puissant de la ville d'Alger et de ses environs immédiats. Lui-même et ses successeurs vont dès lors écumer la Méditerranée jusqu'à la veille du débarquement français en Algérie : les barbaresques... C'est par dizaines de milliers que se comptent les malheureux paysans, voyageurs ou marins enlevés à leur famille, condamnés à la mort lente et aux travaux forcés, au harem s'il s'agit de femmes.

 Une fois l'ignorance, levée, il serait bon de se demander pourquoi Bouteflika fait porter les maux de l'Algérie à la France. Est-ce pour cacher ces massacres ? Quant à la colonisation, en comparaison de cette histoire troublée, elle ne peut être que positive. Le nom même d'Algérie a été donné par la France.

 

texte hébergé en  03/06

 

 

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