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Laïcité - Religions _ Idéologies

Sommaire :

La contradiction laïciste et sa résolution : la religion, composante ontologique de l’homme. Et même simplement de ce que sont les fondements d’une civilisation. Elle révèle un état de déracinement avancé, déracinement qui, comme l’a montré Hannah Arendt est un pré-requis nécessaire à l’installation d’un totalitarisme.....La loi est catholique, protestante, musulmane, juive ou matérialiste athée ; elle ne peut être neutre. Prétendre le contraire est une imposture. Telle est précisément l’imposture laïciste.

Le PC chinois interdit à ses membres d’appartenir à une organisation religieuse ...les infractions qualifiés de "graves" comprennent l’opposition à la ligne politique du Parti, les crimes économiques tels que l’acceptation de pots-de-vin, l’entretien de maîtresses, le visionnage de spectacles pornographiques, la visite à des prostituées, la participation à des jeux d’argent ou encore la consommation de stupéfiants. Dans cette longue liste, on trouve enfin, sur le même plan que les "crimes" ainsi énumérés, le fait de "devenir membre d’un groupe religieux"

 

 
 

Auteur : Catholix

Source : http://home.tiscali.be/vexilla/RELIGION_ET_ETAT.htm

La contradiction laïciste et sa résolution

L’écrivain catholique Louis Veuillot écrivait que « la perfection d’une idée fausse est d’arriver à la contradiction ». Il est clair que c’est à ce point que nous en sommes arrivés avec la notion de laïcité, prise dans le sens qu’on lui donne dans nos démocraties occidentales.

L’Etat laïque ne reconnaît aucune religion en particulier, mais accorde néanmoins à chaque « citoyen » le droit de pratiquer celle de son choix. Il est possible que les athées et certains des catholiques « ouverts » qui défendent ce principe - imposé par des doctrinaires beaucoup moins naïfs - soient sincèrement convaincus de sa justesse indépassable. Que voulez-vous : certains disent que deux et deux font quatre, d’autres qu’ils font cinq et d’autres encore trois ; il n’y a donc pas de vérité. Ce sophisme fait que pour un athée, toutes les religions se valent et ne sont que des avatars de la superstition. Mais la « tolérance », vertu républicaine, exige de respecter les crédules dans leurs croyances, si bêtes soient-elles. Il est bien entendu que cette tolérance doit s’entendre dans des limites très strictes que l’on pourrait résumer par « immanence », mot signifiant « qui reste dedans ». La religion doit être immanente à la pensée de ses adeptes, sa pratique confinée aux lieux de culte, et ne doit avoir aucune incidence sur l’organisation de la société, sur ses lois. Car, c’est entendu, les lois doivent être « neutres », ... c’est à dires athées.

Une telle conception dénote une totale ignorance, non de la part des initiateurs, mais des propagandistes agissant en « désinformés-désinformateurs » qui la propagent, de ce qu’est la religion, composante ontologique de l’homme. Et même simplement de ce que sont les fondements d’une civilisation. Elle révèle un état de déracinement avancé, déracinement qui, comme l’a montré Hannah Arendt est un pré-requis nécessaire à l’installation d’un totalitarisme.


Mais voici que l’on découvre avec stupeur que les musulmans installés en grand nombre dans nos pays anciennement chrétiens, entendent bien, eux, et très logiquement, mettre leur religion en pratique dans leur vie quotidienne.
Comme la leur diffère de manière importante de celle des chrétiens, on voit bien l’incompatibilité foncière qu’il y aurait entre une législation chrétienne et une législation musulmane. Les chantres de la laïcité auraient-ils donc raison ? Non. Le penser, serait oublier que toute loi est sous-tendue par une conception de l’homme et de son agir. En l’occurrence, ce sont les conceptions de l’athéisme qui prévalent, avec la mort et le néant pour fin ultime de l’homme. Autre immanentisme. On ne peut y échapper : lorsqu’il gouverne, César a nécessairement une idée en tête. La loi est catholique, protestante, musulmane, juive ou matérialiste athée ; elle ne peut être neutre. Prétendre le contraire est une imposture. Telle est précisément l’imposture laïciste.

Cette imposture a été consolidée en confondant à tort le sens des mots « séparer » et « distinguer ». La distinction n’exclue pas des liens intimes, une communication, une concertation : dans un couple bien constitué, on distingue l’époux de l’épouse qui disposent chacun d’une large autonomie, mais au sein de l’entité couple les options fondamentales sont concertées et définies en vue d’un objectif commun. Dans un ménage séparé, tout lien est rompu. Contrairement à ce qu’affirme une argumentation fallacieuse, « l’alliance du Trône et de l’Autel » n’a jamais signifié, en Chrétienté, théocratie. Ceux qui seraient tentés de le croire, n’ont qu’à considérer l’âpreté des luttes entre papauté et monarchie qui ont marqué l’histoire ! Par contre, nos naïfs militants de la laïcité commencent à découvrir que cette théocratie, qu’ils redoutent à juste titre car porteuse de totalitarisme, est inscrite au coeur de l’Islam, accueilli par eux avec bienveillance et qui, lui, ne distingue pas le spirituel du temporel !
 

Mais, le laïcisme a trouvé la parade rhétorique à cette contradiction interne : ceux qui veulent mettre en pratique leur religion, la voir inspirer les lois, sont des « extrémistes », des « fondamentalistes », des « intégristes » (l’anticléricalisme virulent du XIXème siècle parlait de « fanatiques ») et sont jetés indistinctement en pâture à la vindicte populaire et au lynchage médiatique (pour l’instant). A l’instar du drogué, prêt à tout pour se procurer une dose toujours plus forte de narcotique, le matérialisme occidental, prosterné devant son sexe, son ventre et son bien-être, est affolé à la pensée d’être entravé dans sa jouissance. C’est pourquoi il lui faut impérativement éliminer la religion authentique. Les « modérés », c’est à dire les athées pratiques, seront momentanément conservés à titre de faire-valoir.

Message de Catholix du 17-01-02.

 

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Le PC chinois interdit à ses membres d’appartenir à une organisation religieuse


CITE DU VATICAN, Mercredi 10 mars 2004 (ZENIT.org) – Dans le cadre d’une campagne contre la corruption, le Parti communiste chinois confirme l’interdiction faite à ses membres d’appartenir à une organisation religieuse, rappelle "Eglises d’Asie" (EDA, eglasie.mepasie.org), l’agence des missions étrangères de Paris (N°392).
 

Dans sa lutte sans cesse réaffirmée contre la corruption, le Parti communiste chinois a publié à la fin du mois de février dernier de nouvelles directives concernant sa discipline interne et les règlements s’appliquant à ses membres. Présentées comme un amendement à un précédent texte édicté en 1997, ces directives, fortes de 178 articles, fixent des peines plus sévères qu’auparavant pour les membres et les cadres du Parti qui, dans leurs activités privées comme publiques, seraient engagés dans des activités contraires à "la morale socialiste". Au nombre des interdits se trouve réaffirmée l’interdiction faite aux membres et aux cadres du Parti d’appartenir à "une organisation religieuse". Il est à nouveau précisé, comme en 1997, que ceux des membres du Parti qui prennent part à des activités religieuses doivent être encouragés à quitter le Parti et ceux qui deviennent membres d’une Eglise doivent être exclus "sans exception".

Le nouveau règlement concerne tous les membres du Parti, y compris ceux d’entre eux qui sont à la retraite. Les cas de démission des fonctions occupées, voire d’expulsion du Parti, sont énumérés et constituent comme une liste en creux des écarts de conduite les plus fréquents qui sont reprochés par une grande partie de la population chinoise aux membres du Parti, officiellement fort de 65 millions de membres. Ainsi, les infractions qualifiés de "graves" comprennent l’opposition à la ligne politique du Parti, les crimes économiques tels que l’acceptation de pots-de-vin, l’entretien de maîtresses, le visionnage de spectacles pornographiques, la visite à des prostituées, la participation à des jeux d’argent ou encore la consommation de stupéfiants. Dans cette longue liste, on trouve enfin, sur le même plan que les "crimes" ainsi énumérés, le fait de "devenir membre d’un groupe religieux" (1).

Pour Wang Changjiang, professeur à l’Ecole centrale du Parti, ces nouvelles directives sont importantes dans la mesure où elles indiquent que le Parti institutionnalise les mesures prises contre la corruption. Ces derniers temps, les journaux ont régulièrement fait état des sanctions, des procédures judiciaires et, à l’occasion, des condamnations à mort prononcées contre des membres du Parti (2). Selon le Quotidien du droit, 95 % des officiels relevés de leur poste pour corruption ont reconnu entretenir une ou des maîtresses.


(1) A propos des conversions religieuses de membres du Parti communiste, voir EDA 200, 205

(2) Voir EDA 304, 305

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ZF04031006

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